Tourbet El Bey, l’auguste panthéon de la dynastie des Husseinites…

Par  Mohamed Khaled Hizem

Situé au sud-ouest de la médina de Tunis, enserré dans le dense tissu urbain de celle-ci, le somptueux mausolée de Tourbet El Bey, vénérable nécropole de la dynastie des Beys husseinites (1705-1957), est incontestablement l’exemple le plus grandiose de l’architecture funéraire tunisoise. Fondé durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, le monument est l’héritier d’une tradition architecturale qui trouve ses racines au début du XVIIe siècle. Assurément le mausolée le plus vaste et le plus richement décoré de la ville, il abrite la sépulture de la plupart des monarques husseinites, ainsi que celles de leur parentèle et de certains de leurs ministres et plus fidèles serviteurs. Bien qu’il soit l’un des plus précieux édifices funéraires de la Tunisie, il est de nos jours fermé, et ses abords négligés sont indignes de son importance patrimoniale.

Tourbet_El_Bey_0Vue partielle du mausolée du Tourbet El Bey, le monument funéraire le plus vaste et le plus remarquable de la médina de Tunis. Fondé durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, sous le règne d’Ali Bey II (1759-1782), il abrite les sépultures des Beys de la dynastie des Husseinites, de celles des membres de leurs familles et de certains de leurs hauts dignitaires. De nos jours, bien que l’édifice connait des travaux de restauration, qui durent depuis longtemps, ses façades extérieures et ses coupoles présentent diverses altérations. (crédit photo : Noomen Daoud)

Un mausolée issu d’une tradition architecturale remontant au début du XVIIe siècle

Avant la conquête ottomane de notre pays, survenue en 1574, les lieux d’inhumation, y compris ceux des souverains de la dynastie des Hafsides (1228-1574), dont le pouvoir s’exerçait sur un vaste territoire, englobant la Tunisie actuelle, l’Est algérien et la Tripolitaine, se caractérisaient par leur simplicité et leur austérité. Ainsi, loin de se distinguer par des monuments funéraires ostentatoires, les sultans de cette lignée se faisaient souvent ensevelir, dans des sépultures sobres, dans les zaouïas les plus prestigieuses de Tunis, à l’instar de celles de Sidi Mehrez, saint patron de la ville, et de Sidi Kacem El Jellizi.

Ce sont les nouveaux maîtres hanafites de la Régence, en particulier les Deys, qui introduisirent en Tunisie, notamment dans la médina de Tunis, un genre architectural, la « Tourba », et ce depuis le début du XVIIe siècle. Cette dernière, désignant un édifice servant de sépulture à caractère familial, renferme un nombre plus ou moins élevé de tombes. Dès les premiers mausolées, une monumentalité et une somptuosité, inconnues jusqu’à lors, firent leur apparition.

C’est le cas de l’admirable Tourba de Youssef Dey, intégrée à la mosquée du même nom, dont l’achèvement date de 1612. Ce beau mausolée se signale par ses gracieuses façades, présentant un jeu d’arcatures et de niches, et revêtues, en grande partie, de marbre blanc incrusté de marbre noir. La solennité de l’architecture funéraire est illustrée par d’autres exemples, à l’instar des Tourbas des Deys Ahmed Khodja (1640-1647) et Mohamed Laz (1647-1653). Si la construction des mausolées connut une ferveur particulière avec les Deys de la première moitié du XVIIe siècle, celle-ci se poursuivit aussi bien sous la dynastie des Mouradites, dont le règne s’acheva en 1702, que sous celle des Husseinites. Durant la période mouradite, fut érigée l’une des plus splendides Tourbas tunisoises : le mausolée de Hammouda Pacha (1631-1666),  situé dans l’enceinte de sa mosquée terminée en 1655.

Avec l’avènement des Husseinites, à partir de 1705, la réalisation d’édifices funéraires prit une grande ampleur. Ainsi, le fondateur de la dynastie, Hussein Bey Ier (1705-1735), fit construire deux nécropoles. D’abord celle dite « Tourbet El Fellari »,  située en face de Tourbet El Bey ; ce premier mausolée, élevé de 1710 à 1712, comme l’indiquent les inscriptions commémoratives ornant ses façades agrémentées d’arcatures aveugles outrepassées, abrite les sépultures de ses épouses.

Quant au second mausolée, placé sous la protection de Sidi Kassem Sbabti, renfermant les tombeaux d’Hussein Bey Ier et de son fils Mohamed Rachid Bey (1756-1759), il jouxte la mosquée des Teinturiers, édifiée de 1723 à 1727. Son successeur et neveu Ali Pacha (1735-1756), qui ordonna la décapitation de son oncle en 1740, fit élever, en 1752, une magnifique Tourba en guise de dernière demeure, destinée à recevoir sa dépouille et celles de ses enfants. L’élégance architecturale du monument est soulignée par l’usage de colonnes graciles et le recours à une décoration de plâtre sculpté, d’une rare finesse d’exécution. C’est Ali Bey II (1759-1782), fils d’Hussein Ier Bey, qui fonda la remarquable nécropole de Tourbet El Bey en 1777. Ce dernier la dota de « Habous » (biens de mainmorte) considérables pour assurer son entretien et la rétribution des récitations coraniques quotidiennes. Le prestigieux panthéon beylical, agrandi à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle et durant la première moitié du XXe siècle, accueille les sépultures de tous les monarques husseinites depuis Ali Bey II, hormis celles des deux derniers souverains : Moncef Bey (1942-1943), inhumé dans son propre mausolée au cimetière du Djellaz à Tunis, et Lamine Bey (1943-1957) qui repose au cimetière de Sidi Abdelaziz à La Marsa.

La salle des souverains, une miniature de la salle de prière d’une mosquée ottomane

Outre l’ampleur de ses proportions, ce qui distingue Tourbet El Bey des autres mausolées de la médina de Tunis, c’est la remarquable diversité de ses ornements, ainsi que de ses influences architecturales et décoratives. Se combinant harmonieusement, celles-ci sont tant locales, qu’ottomanes, arabo-andalouses et italiennes. De l’extérieur, le majestueux complexe funéraire, dont l’unique entrée consiste en une grande porte à arc outrepassé brisé, située sur son côté occidental, présente des façades en pierre de taille, un grès coquiller soigneusement appareillé. Ces dernières sont rythmées de pilastres et d’entablements, réalisés en calcaire clair, dont la sculpture trahit une forte inspiration italianisante. De plan irrégulier, l’édifice comporte huit salles principales, toutes couvertes de coupoles de formes variées, bulbeuses revêtues de tuiles vertes ou ovoïdes blanchies à la chaux, quelques pièces annexes, ainsi que deux patios dont le plus ancien est pourvu de quatre portiques identiques ; chacun d’eux possède trois arcs en plein cintre reposant sur des colonnes coiffées de chapiteaux néo-doriques. Dans cette première cour intérieure, dont le seul luxe est représenté par le marbre blanc des douze colonnes et du dallage, se trouvent plusieurs tombes appartenant à des ministres et à des serviteurs des Beys, à l’instar de Mustapha Saheb Ettabaâ (mort en 1861),  mamlouk d’origine géorgienne, qui fut un ministre influent sous le règne d’Ahmed Bey Ier (1837-1855).

Tourbet_El_Bey_1Gros plan sur les sépultures des monarques husseinites dans la salle des souverains, la plus importante chambre funéraire de Tourbet El Bey. Cette pièce, somptueusement décorée, dans sa partie inférieure, d’une marqueterie de marbres polychromes à forte influence italianisante, renferme treize tombeaux de Beys régnants. Ces tombes, en marbre blanc, sont richement sculptées de divers ornements, parmi lesquels figurent des rinceaux et des motifs floraux. (crédit photo : Mourad Ben Abdallah)

La salle des souverains, la plus importante du mausolée, donne sur le portique ouest de ce patio. Celle-ci ne manque pas de susciter l’admiration aussi bien par ses dimensions, que par son parti architectural singulier et sa décoration foisonnante. Si la mosquée Mohamed Bey, également appelée mosquée Sidi Mehrez, construite de 1692 à 1697,  est une superbe illustration de l’art ottoman au Maghreb, et constitue, à non pas douter, un unicum dans l’architecture religieuse tunisienne, cette pièce, où sont inhumés treize des monarques husseinites, est également un unicum dans l’architecture funéraire nationale. Reproduisant, à échelle plus réduite, le plan et l’élévation des mosquées turques, à l’instar de celles d’Istanbul, elle se présente comme un espace carré, de quinze mètres de côté, qui atteint douze mètres de hauteur. Quatre piliers, de section cruciforme, surmontés d’arcs en plein cintre, soutiennent une coupole centrale sur pendentifs, d’un diamètre de dix mètres. Cette dernière est flanquée de quatre demi-coupoles, reposant chacune sur deux trompes cannelées en forme de coquille, tandis que quatre coupoles plus petites couvrent les angles de la salle.

L’ornementation, particulièrement raffinée, associe la céramique au sol, la marqueterie de marbres  polychromes pour la partie inférieure des murs et le plâtre sculpté pour leur partie supérieure, ainsi que pour les calottes des coupoles et demi-coupoles. Alors que les décors en plâtre se rattachent à des influences tant ottomanes, caractérisées par les motifs de cyprès et de vases à partir desquels émanent des rinceaux symétriques, qu’arabo-andalouses avec leurs dentelles de rosaces et d’entrelacs, les panneaux en marbres polychromes sont franchement d’inspiration italienne. Ceux-ci sont garnis d’arabesques végétales, de motifs floraux, de volutes et d’étonnantes représentations animales, figurant des rapaces. La somptuosité de la salle des souverains est accentuée par la splendeur de treize tombeaux en marbre blanc richement sculptés de divers ornements, dont des rinceaux et des motifs floraux. Surmontés de cippes, couronnés soit d’un turban, soit d’un fez, ils appartiennent à tous les monarques qui se sont succédés à la tête de la Régence de Tunis depuis le fondateur de la nécropole, Ali Bey II, jusqu’à Ahmed Bey II (1929-1942), à l’exception de Hédi Bey (1902-1906) dont la sépulture est située dans une autre chambre funéraire du mausolée.

Outre les treize tombeaux des Beys régnants, la salle referme trois sépultures de princes du sang, d’aspect plus simple, ainsi que le cénotaphe en bois peint, sculpté d’arcatures, d’un santon local, Sidi Hassen Al-Cherif (décédé en 1777), très vénéré par Ali Bey II.

 Des salles abritant des sépultures princières et celles de hauts dignitaires du régime beylical

En dehors de la salle des souverains, et à l’exception d’une salle de construction tardive, qui renferme aussi bien la sépulture de Hédi Bey, entourée d’une clôture en bois peinte et ajourée, que les tombeaux de dix-huit princesses de sa famille, aucune des six autres salles principales de Tourbet El Bey n’abrite la sépulture d’un monarque. Celles-ci accueillent essentiellement les sarcophages de nombreuses princesses, et dans une moindre mesure ceux de princes, dont des Beys du camp (princes héritiers), ainsi que les sarcophages de grands personnages de la cour husseinite.

Parmi ces six chambres funéraires, cinq d’entre elles abritent exclusivement des tombeaux de femmes, qui se distinguent de ceux des hommes par la présence, au-dessus des tombes, de deux plaques rectangulaires au lieu des cippes coiffés d’un turban ou d’un fez. La plus ancienne de ces pièces, renfermant seize tombeaux de princesses, fait face à la salle des souverains. De plan carré, elle est flanquée, aux angles, de douze colonnes en marbre blanc, coiffées de chapiteaux corinthiens et à volutes, qui supportent quatre arcs en plein cintre. Elle est surmontée d’une belle coupole sur pendentifs, dont la calotte est divisée par huit larges nervures rayonnant à partir de la clef, laquelle est revêtue d’une rosace complexe en plâtre sculpté, à seize pointes, d’inspiration hispano-mauresque. Le plâtre finement ciselé, rehaussé de touches de couleurs rouge et verte,  couvre également la calotte et ses nervures, ainsi que les arcs et la partie supérieure des murs ; les motifs ornementaux se rattachent tant au répertoire ottoman, comme les cyprès et les étoiles à huit branches, qu’au répertoire arabo-andalou illustré par divers types de rosaces et des motifs géométriques enchevêtrés. La partie inférieure des murs est agrémentée d’une parure de carreaux de céramiques, d’une saisissante richesse polychromique, qui diffèrent par leur style et leur provenance. Les faïences les plus remarquables consistent dans de splendides productions des ateliers de Qallaline, représentant des niches feintes encadrant des vases, à partir desquels jaillissent des enroulements symétriques de rinceaux fleuris.

Tourbet_El_Bey_3Vue partielle de la plus ancienne des chambres funéraires réservées aux princesses husseinites. À la différence des tombes masculines, surmontées de cippes coiffés d’un turban ou d’un fez, les sépultures féminines présentent deux plaques rectangulaires au-dessus des sarcophages. (crédit photo : Mourad Ben Abdallah)

Cette salle, abritant les plus anciennes sépultures de princesses, forme, avec le patio à portiques et la salle des  souverains, le noyau primitif du mausolée, datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Les autres chambres funéraires, ainsi que le second patio, furent ajoutés aux XIXe et XXe siècles. Celui-ci, dépourvu de péristyle, accueillant deux sarcophages, dont celui de Mustapha Khaznadar, grand vizir des Beys Mohamed (1855-1859) et Sadok (1859-1882), précède une salle très allongée, pourvue d’une haute coupole ovoïde. Cette pièce, soigneusement ornée de céramiques et de plâtre sculpté de manière exquise, renferme vingt-quatre sépultures de princes, dont celles de plusieurs héritiers du trône, à l’instar de Adil Bey (décédé en 1939) et de Ezzedine Bey (mort assassiné en 1953),  et quatre tombeaux de premiers ministres pendant la période du protectorat français. Ces derniers, Mohamed Aziz Bouattour, Mohamed Djellouli, Youssef Djaït et Mustapha Dinguizli, sont issus de familles tunisiennes, alors qu’avant l’instauration du protectorat en 1881, la plupart des grands vizirs étaient des mamlouks originaires du Caucase ou de l’Europe de l’Est.

Tourbet_El_Bey_4Vue partielle de la salle qui abrite les sépultures des princes beylicaux, dont celles de plusieurs princes héritiers, ainsi que les tombeaux de quatre premiers ministres tunisiens pendant la période du protectorat français. De forme allongée et de largeur exiguë, cette pièce est couverte d’une haute coupole ovoïde, revêtue d’ornements en plâtre sculpté. (crédit photo : Mounir Rais)

Les funérailles solennelles d’un souverain husseinite

Si le cérémonial, accompagnant le décès d’un prince ou d’une princesse, était revêtu d’une importance particulière, celui d’un monarque était entouré d’une grande solennité. Avant l’abolition de l’esclavage, décrétée en 1846  sous le règne d’Ahmed Bey Ier, les cortèges funèbres des souverains comprenaient des manifestations exceptionnelles, telle la libération de nombreux esclaves ; ces derniers portaient des piques au bout desquelles étaient accrochées, de manière spectaculaire, leurs brevets d’affranchissement. Après 1881, et pendant toute la période du protectorat français, le cérémonial mortuaire resta immuable, en particulier depuis l’enterrement de Hédi Bey, en 1906, jusqu’aux funérailles, en 1942, du dernier monarque inhumé au panthéon husseinite, Ahmed Bey II. Dès le décès du souverain, celui qui était avant son trépas le prince héritier, désigné sous le nom de Bey du camp, prend en main la direction des obsèques. Tout d’abord, il ordonne le transfert du corps du défunt depuis son palais jusqu’à celui de Ksar Saïd, transporté sur un corbillard tiré par des chevaux.

C’est dans un grand salon du premier étage, théâtre de la signature du traité du Bardo le 12 mai 1881, que se déroule la toilette du mort. Ensuite, le cortège funèbre, incluant le nouveau monarque, les princes du sang et tous les grands dignitaires de la cour, se dirige vers la Kasbah, au cœur de Tunis, toutes les hautes autorités du pays, ainsi que le résident général de France et les consuls des pays étrangers, rendent hommage au Bey défunt. Après le déroulement de la « Salat Al-Janaza »  (prière sur les morts), le cortège, avec le cercueil porté sur une sorte de civière, s’achemine vers Tourbet El Bey. Le nouveau souverain n’accompagne celui-ci que jusqu’au palais du Dar El Bey, ancienne résidence tunisoise des Husseinites et actuel palais du gouvernement, car aucun monarque ne doit se rendre, de son vivant, à l’auguste mausolée. Après l’enterrement, la « Burda », poème à la gloire du Prophète, est récité, autour du tombeau, durant quarante jours d’affilée.

Une fermeture prolongée et des abords indignes de la valeur patrimoniale du monument

Depuis un certain moment, le mausolée de Tourbet El Bey est fermé en raison de travaux de restauration. Si la nécessité de ces derniers est incontestable, il n’empêche que leur prolongement, rendant inaccessible l’un des plus précieux monuments de la médina de Tunis, est une source de déception aussi bien pour le visiteur tunisien, que pour le touriste étranger qui manque ainsi la découverte d’un édifice clé de l’histoire monarchique du pays. Par ailleurs, il est pertinent de souligner l’aspect lacunaire des campagnes de restauration que la nécropole a connu ces dernières décennies, et qui semble persister…

Depuis sa restauration dans les années 1960, menée par l’Institut national d’archéologie et d’art, devenu Institut national du patrimoine en vertu du décret du 26 juillet 1993, les diverses campagnes de sauvegarde furent rarement menées à leur terme. Dans ce contexte, il est regrettable que les façades extérieures, de mêmes que les coupoles, notamment celles couvertes de tuiles vertes, continuent de souffrir  de multiples altérations, à l’instar des fissures, des lézardes, et des végétations qui détériorent la pierre de taille, sans oublier la présence saugrenue d’une antenne parabolique, au-dessus des toitures, ce qui n’est guère compatible avec le statut de Tourbet El Bey, inscrite sur la liste des monuments historiques et archéologiques classés et protégés en Tunisie, et ce depuis 1913 !

Si l’état extérieur du mausolée suscite des inquiétudes et des interrogations, il en va de même de ses abords. Il est incompréhensible qu’un monument historique de cette importance, situé, de surcroit, dans un espace urbain classé au patrimoine mondial de l’Unesco, soit malencontreusement défiguré par la présence d’un dépotoir d’ordures nauséabondes. Celui-ci est situé, à quelques mètres de Tourbet El Bey, au pied de Tourbet El Fellari, première nécropole d’Hussein Bey Ier. Outre l’existence de ces ordures infectes, les façades de cette dernière sont noircies par la saleté et le manque d’entretien, qui est, hélas, le lot quotidien de notre inestimable patrimoine architectural.

Joyau du patrimoine funéraire national, Tourbet El Bey, certainement l’un des plus beaux monuments de la médina de Tunis, conserve la mémoire d’une dynastie ayant régné sur notre pays pendant deux cents cinquante-deux ans. Mausolée d’une immense valeur historique et architecturale, il mérite amplement une restauration et une mise en valeur qui soient à la hauteur de son importance patrimoniale.

Mohamed Khaled Hizem

Publié aussi dans La Presse magazine le 12/06/2016.

 


Une réflexion au sujet de « Tourbet El Bey, l’auguste panthéon de la dynastie des Husseinites… »

  • 17 juin 2016 à 14 h 55 min
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    Beaucoup de plaisir à lire cet article très précis. La qualité du contenu est au rendez-vous !

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