Une église anglicane plus que centenaire au coeur de Tunis

Si l’architecture religieuse chrétienne de la ville de Tunis est essentiellement illustrée par des lieux de culte rattachés aux courants catholique et orthodoxe, le christianisme réformé n’est pas pour autant absent. Ce dernier est représenté par l’église anglicane Saint-Georges, située en plein cœur de la capitale, rue Mongi Slim, tout près de la vieille médina.

L’emplacement de l’église actuelle était occupé, à l’origine, par un cimetière dont le terrain fut offert aux chrétiens par le Bey mouradite Hammouda Pacha en 1645. Dans ce cimetière furent inhumés, aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, des chrétiens de diverses nationalités ; de cette époque, plusieurs tombes nous sont parvenues portant des épitaphes relatives à des commerçants génois, des missionnaires portugais ou des diplomates anglais. En 1901, l’église fut élevée grâce à une collecte organisée par le pasteur Cameron Flad auprès des membres de la communauté anglaise de Tunis. Les dons permirent la construction de Saint-Georges, ainsi que d’une école primaire, attenante au lieu de culte, destinée aux enfants du quartier, et ce quelque soit leur appartenance religieuse.

Extérieurement, l’architecture de l’édifice se caractérise par une certaine simplicité. Outre le bel appareillage des façades, on note la présence d’une rosace et de baies étroites à arcs brisés. Quant à l’intérieur, sa principale parure consiste dans de beaux vitraux réalisés par des artisans locaux ; l’un d’eux représente le Christ marchant sur un globe terrestre. Les murs sont couverts de plaques commémoratives relatives aux soldats anglais morts sur le sol tunisien durant la seconde guerre mondiale, notamment lors des combats opposant les armées du feld-maréchal Rommel à celles du général Montgomery.

Unique église anglicane de toute la Tunisie, Saint-Georges est rattachée au diocèse d’Égypte, dépendant de l’épiscopat de Jérusalem.

M. Khaled Hizem

 


Une réflexion au sujet de « Une église anglicane plus que centenaire au coeur de Tunis »

  • 12 juin 2016 à 9 h 35 min
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    Je voudrai féliciter monsieur Khaled Hizem de laisser dans l’histoire de la Tunisie, quelques chapitres d’une histoire que la plupart des tunisiens ne connaissent pas. MERCi

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