Les admirables palais husseinites de La Manouba…

Par  Mohamed Khaled Hizem

Située à six kilomètres à l’ouest de Tunis, la ville de La Manouba possède un remarquable patrimoine palatial datant du règne de la dynastie des Husseinites (1705-1957).  Ayant servi de résidences aux monarques et à leurs hauts dignitaires, ces monuments se distinguent par la grande qualité de leur architecture et de leurs ornements. Alors que certains d’entre eux sont en assez bon état, tandis que d’autres sont la proie de détériorations, ces lieux de mémoire constituent un pan considérable de notre héritage culturel.

Un lieu de séjour apprécié des Beys et de leur cour aux XVIIIe et XIXe siècles

Bien qu’il n’existe, de nos jours, quasiment aucune trace de constructions antérieures à la période husseinite, La Manouba, tant par son aura spirituel, du à la présence du vénérable mausolée de Saïda Manoubia, sainte à la grande renommée décédée en 1257, que par ses conditions géographiques favorables, matérialisées par l’existence de plaines au sol fertile, il est fort probable que cette localité exerça un attrait sur des grands personnages de la dynastie des Mouradites (1613-1702), voire de la dynastie des Hafsides (1228-1574).  Ce qui est historiquement attesté, c’est que ce lieu plut énormément aux souverains husseinites, et ce dès le début de leur dynastie. Ainsi, Hussein Bey Ier (1705-1735) aimât particulièrement séjourner dans  les « Bassatin de Manouba » en compagnie des membres de sa famille et de sa suite. Plus tard, son neveu Ali Pacha  (1735-1756) se fit construire une demeure de plaisance destinée à son repos personnel ; il prit plaisir également à y accueillir certains de ses hôtes de marque. Après l’assassinat de Ali Pacha, son successeur, Mohamed Rachid Bey (1756-1759), fils du fondateur de la monarchie husseinite, montra une grande prédilection pour sa résidence de La Manouba, dans laquelle il se retira loin des soucis du pouvoir qu’il délégua à son frère Ali Bey II (1759-1782). S’entourant d’une cour, fréquentée par les musiciens et les lettrés, il apporta divers agrandissements et embellissements à son palais et ses jardins. Cet intérêt pour La Manouba connut un accroissement notable sous le règne de Hammouda Pacha (1782-1814). Ce dernier se fit construire un superbe palais, Qsar El Warda, tout en élevant et embellissant d’autres résidences.

C’est sous Hammouda Pacha, que La Manouba atteignit son apogée. Durant le règne de ce souverain, les palais de cette dernière se caractérisent par des décors fastueux où dominent les influences ottomanes et hispano-mauresques, auxquelles s’ajoutent quelques influences italianisantes. Après la mort de Hammouda Pacha, ses successeurs, en particulier Mahmoud Bey (1814-1824), Hussein Bey II (1824-1835) et Mustapha Bey (1835-1837), continuèrent à séjourner à La Manouba ; dans ses palais, ils accueillirent des hôtes prestigieux, ainsi que des princes étrangers visitant la Régence. Par la suite, à partir du règne d’Ahmed Bey (1837-1855) et durant ceux de ses successeurs, Mohamed Bey (1855-1859) et Sadok Bey (1859-1882), La Manouba perdit progressivement la faveur des souverains, notamment au profit de la banlieue nord de Tunis, à l’instar de La Marsa, mais continua, néanmoins, d’attirer les personnages influents de l’entourage beylical.

Si les environs de la capitale tunisienne, où résidaient plus volontiers les souverains husseinites, connurent au cours de la seconde moitié du XIXe siècle une architecture palatiale marquée par des influences italianisantes de plus en plus fortes, qui avaient tendance à supplanter le répertoire architectural et décoratif local, cette dernière n’était pas uniquement réservée aux souverains et aux princes de la famille régnante. Ainsi, prenant exemple sur ceux-ci, les ministres et les hauts dignitaires de la cour beylicale édifièrent de somptueuses résidences selon le goût italianisant. Cependant, et malgré la prédominance de ce dernier, celles-ci comportaient toujours des éléments propres à l’architecture et à l’ornementation tunisiennes, ce qui ne manquait pas de leur conférer une originalité particulière.

Les quatre décennies précédant l’instauration, en 1881, du protectorat français en Tunisie, virent la construction de plusieurs palais à La Manouba, appartenant aux élites de la Régence qui cherchaient, à travers ces luxueuses habitations au goût du jour, à afficher aussi bien leurs richesses qu’un nouvel art de vivre. Souvent implantées au sein de vastes jardins et de spacieux domaines irrigués (en jargon tunisien « Sania »), ces demeures furent élevées dans un lieu qu’affectionnait le régime beylical, car situé à une faible distance du Bardo, qui fut le siège permanant du pouvoir jusqu’au décès de Sadok Bey en 1882.

1Vue Vue partielle de la salle de justice de Ksar El Warda, l’une des résidences favorites du monarque husseinite Hammouda Pacha. L’élégante décoration traduit diverses influences, notamment ottomanes et italianisantes. (crédit photo : Mounir Rais)

Un joyau architectural : Ksar El Warda, résidence estivale de Hammouda Pacha

Abritant de nos jours le musée militaire national, ouvert au grand public le 24 juin 1989 après des années d’une restauration minutieuse, Ksar El Warda (littéralement « palais de la rose »), également appelé Borj El Kebir, est un palais husseinite bâti à la fin du XVIIIe siècle, durant la seconde moitié de la décennie 1790.  Assurément le plus important palais de La Manouba, il renferme de splendides décors, comptant parmi les plus précieux de l’architecture beylicale. Si le patrimoine ornemental français du XVIIIe siècle compte de remarquables illustrations de l’art des boiseries superbement sculptées, le patrimoine palatial tunisien, datant du XVIIIe siècle et de la première moitié du XIXe siècle, offre des exemples exceptionnels de l’art, aussi riche que raffiné, de la sculpture sur plâtre. Celle-ci atteint son apogée sous le règne de l’un des plus grands monarques de la dynastie des Husseinites, Hammouda Pacha. C’est dans Ksar El Warda, l’une de ses résidences favorites, qui lui a souvent servi de lieu de séjour estival, que se trouve une merveille du travail du plâtre : la salle d’apparat surmontée d’une coupole. Avant de s’attarder sur celle-ci, quelques aspects architecturaux de ce remarquable monument méritent d’être soulignés.

Donnant sur une vaste cour, jadis entièrement fermée, la majestueuse façade principale rappelle celle de l’aile cérémoniale du palais du Bardo. Un escalier d’honneur en marbre blanc mène à un portique rythmé d’arcs légèrement brisés, reposant sur des colonnes coiffées de chapiteaux à volutes ; la partie supérieure du mur de ce portique est ornée de motifs ottomans, représentant des cyprès et des étoiles à huit pointes. La porte d’entrée, inscrite dans un encadrement à arc outrepassé brisé, pourvu d’incrustations en marbres noir et blanc, ouvre sur un vestibule, dont le côté droit est bordé par la porte de la « Mahkama », une salle de justice rectangulaire divisée, par deux rangées de colonnes en marbre blanc, en trois nefs. Le fond de cette dernière présente une exubérante ornementation italianisante d’inspiration baroque, réalisée en marbres de couleurs.

Le vestibule mène à une cour intérieure, bel espace aux amples dimensions. Le patio, richement décoré, entièrement dallé de marbre blanc, comporte en son centre un grand bassin doté d’une fontaine. Encadré de portiques à fines colonnes de marbre, coiffées de chapiteaux néo-doriques, ce patio est entouré de plusieurs pièces à l’ornementation soignée. La plus importante d’entre elles, est la salle d’apparat pourvue d’une magnifique coupole. Celle-ci, entièrement revêtue d’une dentelle de plâtre finement ciselé, constitue le point d’orgue architectural et décoratif de cette salle au plan cruciforme. Depuis la clef de la coupole, ornée d’une rosace au dessin complexe, des rayons divisent la calotte en compartiments garnis d’un décor foisonnant, formé de vases et de rinceaux entremêlés. Cette dernière repose sur un tambour circulaire totalement ceinturé de niches feintes en plein cintre, dans lesquelles abondent divers motifs géométriques. S’intercalant entre des successions de quatre niches feintes, des fenêtres cintrées sont agrémentées de claustras enchâssés de verres colorés. Si Ksar El Warda servit encore de résidence saisonnière sous les règnes successifs de Mahmoud Bey et d’Hussein Bey II, il perdit son statut de demeure beylicale sous le règne d’Ahmed Bey.

Celui-ci le transforma en caserne accueillant d’abord l’artillerie puis la cavalerie. Cette destination militaire perdura tant durant la seconde moitié du XIXe siècle, abritant en 1881 le quartier général des troupes d’occupation française, qu’au cours du XXe siècle. C’est dans les années 1980 que fut inauguré, au sein du palais, un musée destiné à la conservation du patrimoine historique militaire. Renfermant pas moins de vingt-trois mille pièces, celles-ci appartiennent à diverses époques (Antiquité, Moyen Âge, période ottomane, etc.).  Dans les jardins de Ksar El Warda, se trouvait auparavant un délicieux kiosque de plaisance, se distinguant par l’élégance et le raffinement de son architecture et de sa décoration. Celui-ci, appelé Kobbet El Haoua, fut, entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, totalement démonté pour être remonté à son emplacement actuel, au sommet du parc du Belvédère à Tunis.

manouba_2Vue intérieure de la splendide coupole qui surmonte la salle d’apparat de Ksar El Warda, le plus important palais husseinite de La Manouba. Construit à la fin du XVIIIe siècle, il fut l’une des résidences favorites de Hammouda Pacha (1782-1814). La calotte de la coupole est entièrement tapissée d’une dentelle de plâtre finement ciselé, qui met en exergue la virtuosité des spécialistes de la sculpture sur plâtre à cette époque. (crédit photo : Issam Barhoumi)

Le palais Kobbet El Nhas, un exemple remarquable du style syncrétique sous les Husseinites

Non loin de Ksar El Warda, se dresse l’un des exemples les plus significatifs de l’éclectisme de l’architecture palatiale tunisienne durant la période des Beys husseinites ; il s’agît du palais de Kobbet El Nhas (littéralement « coupole de cuivre »).  L’édifice tire son nom d’un kiosque de plaisance qui se trouvait jadis dans ses jardins. Ce dernier, flanqué de huit colonnes graciles en marbre blanc, était couvert d’une petite coupole nervurée en cuivre. Le monument, dont l’aspect actuel remonte essentiellement à la seconde moitié du XVIIIe siècle et au premier tiers du XIXe siècle, fut construit à l’origine par Mohamed Rachid Bey. Hammouda Pacha, qui résidait plus souvent dans le palais de la rose, y apporta des agrandissements ainsi que plusieurs embellissements. Par la suite, Mustapha Bey fut le dernier monarque husseinite à l’habiter durant quelques séjours.

Plus tard, il devint successivement la résidence de deux personnages importants de la cour de Sadok Bey : d’abord le général Farhat, assassiné près de la ville du Kef lors de l’insurrection de 1864, puis le général Rachid qui fut exécuté en 1867 pour avoir participé au complot fomenté par le prince Adel Bey à l’encontre du souverain (Sadok Bey). Si l’édifice présente des extérieurs typiques de l’architecture traditionnelle tunisienne, notamment sa façade principale rythmée d’arcades légèrement brisées, ainsi que par des arcatures aveugles, l’intérieur en revanche offre au regard une plus grande diversité ornementale, se traduisant par la présence de décors tant de style autochtone, enrichi de motifs arabo-andalous et ottomans, que de style italianisant. Le premier est superbement représenté par la salle d’apparat à plan cruciforme, dont l’entrée est située au fond du patio, cette pièce étant à l’instar de la salle d’apparat de Ksar El Warda surmontée d’une splendide coupole revêtue intérieurement de plâtre finement sculpté, alors que le second trouve sa meilleure illustration dans le salon d’honneur. Ce dernier, faisant partie d’une enfilade de trois pièces, dénotant d’une influence occidentale assez marquée, est une salle aux murs lambrissés de céramiques à motifs floraux provenant de la Péninsule italienne.

Le salon d’honneur, dont la corniche peinte est garnie de rinceaux chantournés et de corbeilles remplies de fleurs, est couvert d’un plafond en bois peint en forme de parasol, qui se caractérise par une ornementation exubérante mêlant rinceaux, volutes et divers types de fleurs. Par ses céramiques murales, sa corniche et son plafond, cette pièce manifeste avec éclat les apports décoratifs italianisants dans l’architecture beylicale. Le palais Kobbet El Nhas, actuellement en mains privées, fut habilement restauré et remeublé. Accueillant de nos jours réceptions, séminaires et diverses manifestations culturelles, il constitue un exemple intéressant de l’investissement privé dans le domaine du patrimoine architectural.

manouba_3Gros plan sur le plafond en parasol qui couvre le salon d’honneur du palais Kobbet El Nhas, l’une des plus remarquables illustrations du style syncrétique en vigueur sous la dynastie des Beys husseinites (1705-1957). Le plafond en bois peint, garni de rinceaux et d’ornements floraux, est de style italianisant. (crédit photo : Samia Chagour)

Le siège du gouvernorat, une illustration des résidences appartenant aux dignitaires du régime beylical

Si la Manouba compte encore aujourd’hui plusieurs palais élevés par des personnages influents de la cour beylicale, à l’instar du palais de Larbi Zarrouk, qui accueille de nos jours un centre de formation professionnelle, et du Borj Chouikha, abritant la recette des finances depuis 1970, il ne fait aucun doute que l’un des plus beaux exemples de ces demeures de hauts dignitaires est représenté par le palais d’Ali Zarrouk, actuellement le siège du gouvernorat. Le monument fut construit, au milieu des années 1860, par le général Rostom qui le légua à son beau-fils Ali Zarrouk, descendant d’une famille de hauts fonctionnaires et de grands propriétaires terriens. Ce dernier, possédant une immense fortune et plusieurs résidences tant à Tunis que dans sa région, dont deux résidences à La Manouba, apporta de multiples embellissements à son domaine et à son palais. Celui-ci illustre parfaitement l’engouement pour l’architecture européenne en vogue à cette époque. La façade principale de l’édifice, entièrement d’inspiration italienne, présente deux niveaux scandés par des fenêtres rectangulaires surmontées de frontons baroques. Ceux-ci, qui sont soit de type triangulaire brisé soit de type cintré brisé, comportent un ornement en forme de coquille. Au-dessus des trois baies centrales du premier étage, entre lesquelles s’intercalent des pilastres à bossages, se trouve une frise rythmée de triglyphes qui séparent des métopes ornées de rosaces et d’étoiles à cinq branches.

L’entrée, ouverte par un arc en plein cintre et encadrée de colonnes à chapiteaux doriques, mène à l’intérieur du palais qui se caractérise par l’ample usage du marbre banc de Carrare, des céramiques italiennes et des décors en stuc. Si le rez-de-chaussée est essentiellement réservé aux cuisines et à la domesticité, un escalier de marbre blanc mène aux salles de réception de l’étage noble. Au décor italianisant prédominant se mêlent parfois des ornements en plâtre sculpté de style arabo-andalous. Une des salles les plus emblématiques du palais, est incontestablement le salon central de l’étage noble, espace élevé sur deux niveaux. Rappelant le patio traditionnel de l’habitation tunisienne, notamment par les ouvertures du niveau inférieur, il s’en éloigne cependant par son ornementation fortement italianisante. Tandis que le dallage, les encadrements des portes et des fenêtres, ainsi que la petite fontaine, sont en marbre blanc de Carrare, les céramiques murales sont importées d’Italie. Quant aux stucs, ornant le plafond, dont les angles sont garnis de représentations de cygnes aux ailes déployées, et ceux des bordures des fenêtres du niveau supérieur, baies cintrées encadrées de fins pilastres, ils furent réalisés par des artistes italiens.

manouba_4Vue partielle de la façade principale du siège du gouvernorat de La Manouba. L’édifice, dont l’aspect actuel remonte à la seconde moitié du XIXe siècle, présente une façade entièrement d’inspiration italienne, rythmée de fenêtres rectangulaires qui sont surmontées de frontons baroques. (crédit photo : Emna Mizouni)

La nécessité d’une meilleure valorisation du patrimoine palatial de La Manouba

Bien que plusieurs palais de La Manouba, aussi bien des anciennes résidences beylicales que des demeures de hauts dignitaires, sont relativement en bon état de conservation, il n’en demeure pas moins qu’un certain nombre de palais ont souffert de l’abandon, du délabrement et même de destruction. Un exemple édifiant est celui du palais Kheiredddine, ayant appartenu au grand ministre réformateur. Subissant des dégradations considérables tout au long du XXe siècle, et jusqu’à nos jours, ce palais, ou du moins ce qu’il en reste, fut le théâtre de  somptueuses réceptions dans les années 1860 et 1870.

Comportant jadis des splendides salles de réception caractérisées par la profusion des marbres, des stucs, des céramiques et des dorures, certaines salles d’apparat présentaient des décors exquis rehaussés de feuilles d’or, il est actuellement en fort piteux état, concrètement en ruines. Il est plus que regrettable de constater l’indifférence scandaleuse face à l’agonie de cet édifice qui bénéficie pourtant de la protection juridique, puisqu’il est inscrit sur la liste des monuments historiques et archéologiques classés et protégés de Tunisie, et ce depuis 1955… Par ailleurs, il est important de souligner que beaucoup de palais de la Manouba ne bénéficient que d’une protection juridique très lacunaire, et comme partout ailleurs, dans les autres gouvernorats du pays, le nombre de monuments classés demeure insignifiant.

Face aux nombreuses difficultés qu’ont les pouvoir publics à assurer la protection et la sauvegarde de la multitude de monuments que recèle La Manouba, le rôle du milieu associatif revêt un intérêt considérable. Dans ce contexte, la création, en février 2014, de l’Association La Manouba pour les monuments et la culture  (AMMC), qui a œuvré pour la collecte de dons en faveur de la restauration du mausolée de Saïda Manoubia, est de nature à encourager la multiplication des actions de sensibilisation et de sauvegarde du patrimoine architectural. Outre les soucis liés à la protection des palais, leur valorisation pose également un défi à relever, car, jusqu’à présent, leur exploitation dans les domaines touristique et culturel est largement en dessous des attentes. Ainsi, une valorisation accrue, à travers l’organisation de diverses manifestations culturelles, ainsi que l’élaboration de circuits touristiques autour de la thématique des résidences husseinites, doit être envisagée. Un aspect doit être souligné avec vigueur, il s’agît de la notoriété, car celle-ci va de pair avec la valorisation. Nombreux sont les citoyens tunisiens et les visiteurs étrangers qui ignorent totalement l’importance du patrimoine palatial de La Manouba. À cet égard, une campagne publicitaire, vantant ce dernier, est d’une pertinence certaine.

manouba_5Vue d’une voûte d’arêtes, couverte de plâtre sculpté, du palais Kheireddine. Ce décor très délabré traduit l’état actuel de ce monument, qui a subi des dégradations importantes. Le palais figure pourtant sur la liste des monuments historiques et archéologiques classés et protégés de Tunisie. (crédit photo : Zeineb Takouti)

L’existence de nombreux palais de l’époque husseinite à La Manouba, doit inciter à une meilleure valorisation de ces derniers, car il est inconcevable de ne pas tirer profit, surtout pour l’économie locale, d’une telle richesse patrimoniale. En ce sens, développer le tourisme culturel est essentiel pour redonner vie à des monuments qui sont certes importants, sur les plans historiques et architecturaux, mais qui sont paradoxalement souvent méconnus.

Mohamed Khaled Hizem

Publié aussi dans La Presse magazine le 17/07/2016.


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